L'enseignement de la morphologie arabe entre théorie et perception des apprenants
L'enseignement de la morphologie arabe entre théorie et perception des apprenants
Les sciences humaines, dans leur cheminement vers l'atteinte de leurs objectifs, continuent de lutter contre de nombreux défis et obstacles pour cette fin. Cet objectif se concentre dans le domaine linguistique éducatif sur l'idée de (transmission et réponse) qui détermine le degré de succès réalisé par toute opération d'enseignement et d'apprentissage pour simuler des modèles idéaux (normatifs). L'étude de la langue arabe fait partie de ces sciences humaines et comprend la langue à trois niveaux : le niveau phonétique, le niveau lexical et le niveau sémantique. Nos savants ont divisé l'étude linguistique dans son aspect normatif en deux parties : la première est la grammaire, qui désigne la structure des phrases arabes qui transmettent des significations compréhensibles. L'autre est la morphologie, qui désigne le mot isolé en arabe littéraire qui compose ces phrases précédemment mentionnées...
Celui qui examine les études anciennes constate que l'enseignement par mémorisation commence par le côté grammatical, en raison de la difficulté attendue de l'étude morphologique, afin que les esprits s'habituent à recevoir ces connaissances. Cela est évident en consultant les livres anciens, parmi lesquels le célèbre poème d'Ibn Malik (décédé en 672 H) où il a placé les discussions sur la morphologie après celles sur la grammaire. Après le développement scientifique dans la vie cognitive à notre époque, les moyens d'enseignement de notre langue arabe, y compris la morphologie, ont également évolué. Les spécialistes dans ce domaine ont défini des méthodes pour enseigner la morphologie arabe : la première méthode, qui est l'une des plus anciennes méthodes d'enseignement, repose sur l'exemple prêt et sa simulation sous forme de mémorisation directe, où la pensée y est transférée des généralités aux particularités, de l'universel au spécifique, de l'exemple à l'imitation. Cette méthode a prévalu jusqu'au début du siècle dernier, où la règle est présentée suivie d'une explication, puis les particularités sont appliquées. Cette méthode a l'avantage de la concision, mais elle souffre d'une rigidité mentale des apprenants face à ces règles. La deuxième méthode est celle de l'induction et de l'inférence, qui repose sur la présentation du modèle à imiter sous une forme vivante, et les apprenants sont invités à déduire les règles de ce texte. C'est une méthode qui se distingue par son efficacité et le développement des capacités mentales des apprenants, mais elle a l'inconvénient de ne pas tenir compte des différences individuelles dans le processus d'inférence. La troisième méthode est la méthode modifiée, qui se caractérise par un mélange des deux méthodes précédentes, car les apprenants reçoivent un seul extrait sur un sujet particulier, et ces phrases sont expliquées et interprétées, puis les étudiants sont invités à en déduire des conclusions, suivies d'une phase d'application. C'est une méthode qui évite les défauts de ses prédécesseurs, mais elle nécessite relativement plus de temps pour atteindre des résultats. La quatrième méthode est celle du dialogue : elle repose sur l'enseignant dans ce domaine, qui doit orienter le dialogue de manière appropriée aux niveaux des apprenants et stimuler les esprits pour recevoir cette connaissance.
Tout ce qui précède repose sur des éléments importants pour atteindre ses objectifs, parmi lesquels (la maturité des capacités mentales des apprenants) et (la pratique, qui est une condition importante pour l'enseignement, comme le dit le scientifique américain Thorndike : le lien entre le stimulus et la réponse est renforcé par l'utilisation). Parmi ces éléments, il y a aussi (la préparation, qui est les capacités et les caractéristiques personnelles qui distinguent chacun des enseignants et des apprenants, c'est la préparation générale telle que définie par Gagné en 1985). Ce sont là les principales théories, méthodes et approches pédagogiques en morphologie arabe, et nous pouvons dans cet article résumer notre expérience personnelle dans l'enseignement de cette matière et les méthodes les plus efficaces selon nos essais, qui reposent sur le lien entre le contenu scientifique et la vie proche des apprenants, et sur la fourniture d'exemples courants de manière plus fréquente avec répétition, car la répétition a un effet profond sur la fixation de la leçon dans les esprits.[1].
Article du professeur assistant Dr : Ahmed Safaa Abdul Aziz Al-Ani
Université d'Al-Anbar, Faculté de l'éducation, Département de langue arabe
[1] - Cet article s'appuie sur un ensemble d'écrits, parmi lesquels (les facteurs influençant l'enseignement de la morphologie arabe) et sur les expériences personnelles de l'auteur.



